Dans mon potager en moyenne montagne

HALLO !

Eh oui, on est le 14 mars et j’avais prévu de semer aujourd’hui les tomates pour la culture sous serre – et de vous faire en même temps une vidéo et un article sur la culture des tomates en moyenne montagne. Bon, le semis je vais le décaler de quelques jours, mais pour la vidéo et le blog, je me suis dis tant pis, au moins cela permet de montrer les conditions réelles d’un potager à 800 mètres d’altitude.

Car oui, pendant que les uns récoltent déjà radis et laitues, ici on n’a même pas commencé à les semer… Cela fait dix ans depuis le mois dernier que j’ai emménagé ici dans le Haut-Doubs, par amour bien sûr, cela va de soi… quelle autre raison pourrait-il y avoir à cultiver dans ces conditions ?! Bref, après des grosses erreurs du début, où j’essayais vainement de transposer ma manière de jardiner d’avant (et pourtant je suis arrivée de Besançon, ce n’était qu’à une soixantaine de km mais dans la vallée !) j’ai acquis une certaine expérience, que j’essaye de vous partager ici. Alors, attention, je ne suis qu’une amateur, (ou amatrice ???), qui parle de ses expériences, je ne suis absolument pas une professionnelle !

Mais venons-en à la culture des tomates en moyenne altitude. Vous allez voir que nous devons tenir compte de pas mal de choses, allant du choix de la variété, à l’équipement, notamment une serre si possible, de la date de semis (très important !) à la manière de gérer la culture ensuite. C’est un vrai challenge, mais avec quelques astuces, on peut quand même avoir de beaux résultats !

  1. Le choix de la variété

Il existe plus de 4000 sortes de tomates, de toutes les couleurs, de toutes les formes et tailles… l’embarras du choix ? Oui et non. En altitude, pour une culture à l’extérieur, je conseille vraiment de privilégier les tomates cerises et les petites tomates rondes précoces uniquement ! Pas la peine de mettre du cœur de bœuf, cela marchera seulement si on a un été vraiment chaud et plutôt sec (un gros coup de chance donc !)

Je conseille de choisir plusieurs variétés différentes, pour voir lesquelles marchent le mieux chez vous. Mes graines du Lidl – sortes allemandes – marchent plutôt bien (Harzfeuer et Moneymaker surtout), et souvent je pends aussi des tomates russes, voire sibériennes : Sasha Altaï, Grushovka, Glacier… Les tomates cerises qui ont le mieux fonctionné dans mon jardin sont les Beams Yellow Pear et Orange Centiflor (des bouquets incroyables de petites tomates orange !)

Je conseille également de ne pas diaboliser les graines F1 – mettre quelques plants F1 permet de s’assurer une récolte coûte que coûte, même si l’été est vraiment mauvais.

Si en revanche, on veut de belles grosses tomates (ma préférée : la Noire de Crimée !), il faut investir dans une serre ou réussir à créer un micro-climat autrement.

  1. L’équipement

Je conseille fortement d’investir dans une belle serre en verre si on peut, ou en polycarbonate. A défaut il faut au minimum une serre tunnel.

Si possible, je conseille également d’acheter un petit chauffage de serre, à utiliser évidemment qu’à partir d’avril-mai, pour garder la serre hors gel (5-8° minimum quand même) pour pouvoir mettre les plants de tomates plus tôt. Par contre, cela n’est pas du tout obligatoire, on peut aussi planter ses tomates plus tard dans une serre non chauffée, mais dans ce cas pas avant au moins mi-mai, voire fin mai, selon les années.

Si o n’a pas la possibilité d’avoir une grande serre, essayer de prévoir un « toit à tomate » pour les plants en pleine terre. Je ne conseille pas les sacs à tomate, qui maintiennent certainement l’humidité et facilitent donc le mildiou. Chassis ou voiles d’hivernage peuvent aussi dépanner au début de la saison !

Pour les petits plants, vous pouvez acheter une serre armoire à l’extérieur (rentrer les plants la nuit), ou investir / fabriquer une serre à semis intérieure avec lumière artificielle. Mais ce n’est pas obligatoire, si on dispose d’une fenêtre bien exposée.

Bien entendu, il faut aussi tout l’équipement pour le semis (terrine ou alvéoles, mini serres ou godets etc.), mais cela n’est pas spécifique à la culture en moyenne montagne, et je n’en parle donc pas ici.

  1. La date et la quantité de semis – très important !

On dit généralement qu’il faut semer les tomates deux mois avant la plantation, même que 6 semaines si vous avez de très bonnes conditions.

Certaines années, en altitude on ne peut pas planter avant juin, comme c’était le cas l’année dernière par exemple (gel le 24 mai etc.). Et cela ne sert à rien de devoir gérer les plants de tomates pendant presque 3 mois en semant début mars… (ici l’année dernière : semis 9 mars, plantation extérieure le 9 juin avec en plus voiles etc.).

Si vous avez une lumière artificielle, cela peut être une bonne stratégie de semer plus tôt pour avoir des plants plus avancés.

Concernant la quantité : si on veut une grosse récolte de tomates, il faut compter beaucoup plus de plants (et donc de place au jardin !) qu’ailleurs qu’en moyenne montagne. La récolte ici se fait quasiment que sur août et (mi)septembre, donc 6-8 semaines seulement. Si on veut assez de récolte pour faire par exemple des sauces, il faut prévoir plus de plants !

La prochaine fois, je vous parlerai des conditions de culture du semis jusqu’à la récolte ! Mais en attendant, pourquoi ne pas regarder ma vidéo sur youtube si ce n’est pas déjà fait ?


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