Hallo ! Il y a un peu plus d’un an, j’ai filmé une vidéo pour ma chaîne YouTube, dans laquelle je vous montrais tous les bacs surélevés de mon jardin. Devant l’un d’eux, le tout premier qu’on avait fabriqué, en bois non traité, je disais : « là c’est la troisième saison, je pense qu’il ne fera pas la quatrième ».

Et en effet : aujourd’hui le bac est quasiment en lambeaux. Les planches ont joué, elles se sont écartées les unes des autres, et même les campagnols sont rentrés du coup par là. Il ne protège plus rien du tout. On va certainement le démonter d’ici cet automne pour en refaire un autre.

Bac potager surélevé en bois non traité dont les planches se sont écartées
Le bac en bois non traité, quatre ans après. Les planches ne sont plus alignées.

Et comme je suis justement en train de choisir ce qu’on va mettre à la place, autant vous emmener avec moi !

Je jardine à un peu plus de 800 m d’altitude dans le Haut-Doubs. J’ai quatre types de bacs surélevés dans mon jardin : deux grands bacs en bois qu’on a fabriqués nous-mêmes, des rehausses de palette empilées, des composteurs que j’utilise en même temps comme bacs de culture, et de très grandes jardinières. Il en existe un cinquième type, en métal, que je n’ai pas par contre. Mais je vous en parle quand même en fin d’article.

Mon préféré : le grand bac en bois traité

C’est celui qui est juste à côté de la terrasse. On passe devant en permanence, on a toujours un œil dessus, et je crois que c’est un peu pour ça qu’il est mon préféré : c’est celui que je surveille le mieux. Et accessoirement, c’est aussi le plus beau !

C’est mon mari qui l’a fabriqué, avec des lames de terrasse. Donc du bois traité. Et ça, vous allez voir, ça change absolument tout.

Il fait 4 m de long, 1 m de large et 84 cm de haut, avec 6 lames de 14 cm.

Sur la largeur, je déconseille vraiment de dépasser 1,20 m. Perso, j’ai choisi 1 m et je ne le regrette pas : il faut pouvoir atteindre le milieu du bac pour semer, planter, arroser, récolter. Personnellement, je ne suis pas très grande et je suis en surpoids (à lire aussi : Pourquoi faire un potager quand on est en surpoids ou en obésité), et à 1 m, j’arrive à cultiver au milieu du bac confortablement.

D’ailleurs, en Allemagne, où le bac surélevé (le fameux Hochbeet) est une véritable petite institution, on conseille exactement la même chose : 120 cm maximum quand on peut faire le tour, 60 cm quand le bac est contre un mur. La raison est toute simple, on a en général maximum 60 à 70 cm de portée de bras.

Grand bac potager surélevé en lames de terrasse, en bon état
Le bac en lames de terrasse. Même âge que l’autre, et il n’a pas beaucoup bougé.

Sur la hauteur, vous pouvez monter un peu plus haut si le cœur vous en dit. Mais attention : plus le bac est haut, plus il faut le remplir. Et le remplissage, croyez-moi, c’est LE vrai sujet. J’y reviens plus tard.

Au fond du bac, on a mis du grillage à maille fine, parce qu’on a beaucoup de campagnols, de mulots et de rats taupiers. Je ne vous refais pas toute l’histoire ici, je vous ai déjà raconté cette guerre-là en détail dans cet article.

Gros plan sur les lames de terrasse en bois traité, intactes
Les lames de terrasse de près. Rien ne s’est écarté, uniquement la couleur change un peu.

Le même bac en bois non traité : on voulait voir la différence, on l’a vue !

Le deuxième grand bac fait également 4 m sur 1 m, et 88 cm de haut avec 4 planches de 22 cm. C’est le tout premier qu’on avait construit. Et lui, il est en bois non traité.

On avait réussi à récupérer les planches vraiment pas chères du tout, dans la scierie du village. On savait très bien que ça tiendrait moins longtemps ! Ce qu’on voulait, c’était voir de combien.

Eh bien maintenant, on sait !

Au bout de presque 4 saisons, les planches s’écartent toutes seules, au point qu’on le surnomme désormais le « bateau ». Dans la vidéo d’il y a un an, j’en montrais une qui avait carrément quitté son emplacement. On l’a remplacée tant bien que mal. Mais aujourd’hui il est quasiment en lambeaux, et comme les planches ont joué, les campagnols passent tranquillement par les interstices et viennent de grignoter allègrement tous mes plants de haricots !

Bac potager surélevé en bois non traité vu dans sa longueur, aux planches déformées
Vu dans la longueur, on comprend d’où vient le surnom de « bateau ».
Deux planches écartées sur un bac potager en bois non traité
Là où deux planches se sont écartées. C’est par là qu’ils passent.

Et c’est le truc auquel il faut penser : une protection anti-campagnols ne vaut que ce que valent les parois du bac. On peut poser son grillage à la perfection et être embêté quand même, trois ans plus tard, parce que c’est le bois qui a lâché. Et croyez-moi, il lâche toujours par le bas en premier ! Là où il touche la terre.

Grillage anti-campagnols visible sous la planche basse d'un composteur
Le grillage sous un de mes composteurs. Intact, bien tendu. Il ne sert que si les parois tiennent.

Il y a bien sûr des bois non traités plus durables que d’autres, le Douglas par exemple. Je vous mets des liens d’études tout en bas. Mais faites attention quand même si vous partez là-dessus : Ce qui résiste dans un tronc, c’est le cœur, qui s’est chargé de tanins avec le temps. La partie jeune, juste sous l’écorce, ne résiste dans presque aucune essence. Une planche vendue comme du mélèze mais débitée dans cette partie-là pourrira comme du pin. Donc si vous voyez des prix trop bas, méfiez-vous.

La rehausse de palette : pour se lancer sans se ruiner

Alors soyons honnêtes, ce n’est pas hyper joli ! Il y a des écritures imprimées dessus, ça fait très récup’. Mais côté praticité, franchement, j’adore.

Le gros avantage, c’est que c’est modulable. Chez nous, on en a empilé quatre. On pourrait en mettre que deux pour un bac plus bas, ou même les démonter pour faire un bac plus grand. Là, on a choisi de faire un petit bac surélevé en toute simplicité.

Il fait 80 cm sur 1,20 m, et 80 cm de haut. Et on y cultive pas mal de choses !

Bac potager surélevé fait de quatre rehausses de palette empilées, planté de courgettes
Quatre rehausses empilées, et des courgettes dedans. Les betteraves sont déjà récoltées !

L’autre avantage, c’est que ça ne prend pas beaucoup de place dans un jardin. Si vous hésitez encore, si vous voulez juste tester le système avant de vous lancer dans un grand bac, c’est vraiment par là que je vous conseille de commencer.

Surtout qu’on peut aussi l’utiliser comme composteur pendant tout l’hiver. Ça fait coup double, un seul emplacement pour deux usages !

Une rehausse d’occasion, ça coûte environ 10 € pièce par chez nous, sur des plateformes comme Leboncoin par exemple. Donc ce n’est pas « gratuit », ça ne l’est que si vous en récupérez vraiment. C’est un produit qui se vend, pas un « déchet », contrairement aux palettes elles-mêmes. Donc le nôtre nous revient à 40 € avec les 4 rehausses.

Le composteur qui sert AUSSI de bac de culture

En parlant de compostage justement : celui-là, c’est mon petit détournement préféré, et c’est le type de bac surélevé que je n’avais jamais vu nulle part, mais qui est pourtant relativement facile à mettre en place.

On a trois composteurs en bois, et on les fait tourner : pendant que l’un se remplit avec les déchets de cuisine et les mauvaises herbes et que l’autre se repose, le troisième est cultivé. D’ailleurs souvent, deux sont cultivés en même temps.

Le principe est tout simple. En automne, on vide entièrement le composteur et on étale le compost dans le jardin. Puis on le remplit à nouveau durant l’hiver et jusqu’en printemps : tous les déchets de fin de culture, les mauvaises herbes, les déchets de cuisine. Et quand il est presque plein, vers fin mai, on remet un peu de terre par-dessus (nous, on récupère la terre des taupinières) et un peu de compost bien mûr pris dans un autre composteur. Et hop, on plante des courgettes dedans.

Ça marche très, très bien.

Composteur en bois utilisé comme bac de culture, avec des courgettes
Un composteur en pleine production de courgettes – malgré la sécheresse environnante.

L’intérêt, c’est que le composteur continue son travail en dessous pendant que les courgettes poussent au-dessus. Elles sont très gourmandes, elles adorent ça, et elles nous donnent de bons légumes tout l’été. Au lieu de laisser le composteur mariner tout seul dans son coin, il fait deux choses à la fois. Chez moi, ce sont de véritables carrés potagers, juste beaucoup plus hauts !

Attention quand même au choix des cultures. Le milieu est beaucoup trop riche pour des légumes peu gourmands, ils n’ont rien à faire là-dedans. Et surtout, ça descend vite : la matière se tasse à toute allure pendant la saison. Il faut donc des plantes assez grandes et assez rapides pour suivre le mouvement. La courgette, c’est vraiment l’idéal. Une courge aussi, à condition d’avoir de la place à côté du composteur pour qu’elle puisse s’étaler !

Quant aux composteurs, normalement, chaque communauté de communes en vend, surtout maintenant que le compostage est obligatoire. Les prix varient énormément d’une collectivité à l’autre : certaines les distribuent gratuitement, d’autres les facturent 20, 30 ou 40 €, alors que le même genre de modèle coûte entre 90 à 175 € en magasin. Le nôtre nous a coûté 35 € à l’époque, il est à 40 € aujourd’hui. C’est vraiment le ticket d’entrée le moins cher, surtout si on n’a pas accès à des rehausses de palettes !

Si vous hésitez à vous lancer, c’est mon conseil : commencez par des rehausses de palette ou par un composteur. L’idéal, c’est même d’avoir deux composteurs, un en culture et un en compostage, et d’inverser d’une année sur l’autre.

Les très grandes jardinières : quand on ne peut pas mettre un vrai bac

Alors là, je triche un peu. Ce ne sont pas de vrais bacs surélevés, on est bien d’accord! Mais le système est quand même à peu près le même.

Moi j’en ai de plusieurs formes et tailles, des rondes et des rectangulaires. Les rectangulaires font environ 90 cm de long, sur 50 à 60 cm de haut, et des rondes j’en ai de plusieurs diamètres allant jusqu’à 80 cm.

Ce qu’elles permettent, c’est de cultiver à des endroits où je ne pourrais absolument pas installer un bac. Contre la maison par exemple : il faut pouvoir déplacer la jardinière si un jour on doit accéder au mur pour une raison ou une autre. Un bac de 4 m, lui, ne bouge plus jamais.

Grande jardinière rectangulaire contre un mur, plantée d'une aubergine
Une grande jardinière contre la maison, avec une aubergine dedans.

Et ces endroits-là sont souvent les meilleurs du jardin ! Il y fait plus chaud, on y est à l’abri du vent. C’est là que je fais pousser mes aubergines. Bon, je les achète déjà grandes, hein, parce qu’à 800 m d’altitude, sinon je n’en aurais jamais. C’est un peu la triche, mais c’est comme ça.

Attention, je ne compte pas n’importe quoi comme bac surélevé ! Les petites jardinières à fleurs, non. Mais une grande jardinière bien profonde, dans laquelle je fais grimper des concombres sur un grillage, oui, pour moi c’en est un. J’ai d’ailleurs même une vigne dans ma plus grande jardinière, et elle se porte très bien !

Et dans ces jardinières, je fais exactement le même système que dans les autres bacs : une culture en lasagne. J’alterne matière verte (de la tonte de gazon ou des déchets de cuisine) et matière brune (du broyat, mais ça peut être de la paille, des feuilles mortes ou du vieux foin un peu marron) jusqu’à environ la moitié, voire 2/3 du pot, et je remets du terreau par-dessus. Ça marche très, très bien. (Attention, il ne faut pas faire ça pour des plantes pérennes, comme la vigne par exemple ! Là du terreau de qualité sera plus adapté, qui ne descend pas trop, et il faut remettre du compost et du paillage chaque année).

Un seul point de vigilance, et il est important : l’arrosage. Un si petit volume sèche beaucoup plus vite qu’un grand bac, même si grâce à la matière organique en bas, la rétention en humidité n’est pas trop mal. Quand vous récupérez des grandes jardinières non trouées, vous pouvez aussi faire des trous pour l’évacuation sur le côté, quelques centimètres plus haut que si vous les faites en dessous du pot. Comme ça vous avez une petite réserve d’eau intégrée !

Si vous n’avez qu’une terrasse ou un balcon, c’est votre solution. Vous n’aurez pas un vrai bac surélevé, mais vous en aurez le principe, et ça fonctionne. Sur la durée de vie, je peux dire que je les ai depuis beaucoup plus longtemps que mes bacs en bois, et j’en ai perdu une seule pour l’instant. C’est assez durable, même si bien sur les UV du soleil et le gel en hiver abiment un peu le plastique ! Vous pouvez aussi en trouver en bois, j’en ai d’ailleurs devant la maison.

Les bacs en métal : les seuls que je n’ai pas

Il existe un cinquième type que je ne peux pas vous montrer dans mon jardin, tout simplement parce que je n’en ai pas. Ce sont les grands bacs en métal, et il y a deux familles très différentes.

L’acier galvanisé en kit. Alors ça, on a quand même essayé ! On en avait commandé un, et franchement, l’assemblage était tellement galère, avec des pièces manquantes en plus, qu’on a fini par laisser tomber et fabriquer en bois à la place. Donc celui-là, je ne peux vraiment pas vous le conseiller. Côté prix, un kit de 200 × 100 × 80 cm se trouve autour de 77 à 85 €.

L’acier corten. Là, c’est autre chose. C’est celui qui a l’aspect rouillé, et la rouille est faite exprès : c’est une patine censée protéger l’acier. On vous le vend comme durable toute une vie, transmissible aux générations d’après. Ça existe en très grand, en petit, en jardinière, dans tous les formats. Le seul souci, c’est le budget… le même format de 200 × 100 × 80 démarre à 509 €, et les fabricants français montent jusqu’à 900 € pour des dimensions équivalentes !

Attention à une chose : apparemment le corten mets un certain temps à avoir cette patine « rouillée », et en attendant ça coule… et ça tâche! A éviter donc sur une terrasse je pense.

Si un jour j’ai les moyens, je testerai peut-être ça pour vous. Mais ça ne va pas être tout de suite. Car les prix sont salés ! Et en plus, je n’en ai pas trouvé en 4 m de long…

Le vrai sujet, c’est de le remplir

Construire un bac, ça peut se faire éventuellement en un week-end, si l’emplacement est déjà prêt. Le remplir, c’est une tout autre histoire!

Prenons mon grand bac : 4 m de long, 1 m de large, 84 cm de haut. En laissant 10 cm de rebord, ça fait un peu moins de 3 m³ à combler.

Sauf qu’en plus, si vous ne mettez pas que de la terre, mais des matières organiques, celles-ci se tassent énormément : les branchages, les résidus de culture, les feuilles, tout ça s’affaisse pendant le remplissage puis pendant l’hiver. Il en faut donc bien plus, et c’est très difficile à chiffrer à l’avance.

Ce que je peux vous dire, c’est ce que ça représente concrètement : on a rempli avec tous les déchets du jardin d’une saison entière, et ça n’a pas suffi. Il a fallu compléter avec du broyat, du compost, et se faire livrer de la terre végétale par-dessus.

La première année. Alors qu’est-ce qu’on a mis ? Tous les déchets du jardin qu’on avait. Absolument tout : des plants de tomates morts de la serre aux pivoines en fin de saison. C’était en automne, et on a rempli avec ce qui traînait. Ensuite du broyat, puis un mélange de compost. Et par-dessus, de la terre végétale qu’on a dû se faire livrer.

Parce que oui, la première année, c’est compliqué, et il vaut mieux le savoir avant de se lancer.

Mon conseil : construisez votre bac avant l’automne. C’est le moment de l’année où on a le plus de matière sous la main, entre les résidus de culture et les feuilles mortes, les dernières tontes. Au printemps, on a souvent moins de matière organique sous la main ! Le seul inconvénient, c’est que ça fait un hiver de plus à encaisser pour le bois avant même d’avoir cultivé dedans.

Et c’est exactement pour ça que je vous conseille de commencer petit. Une rehausse de palette ou un composteur, ça se remplit sans y passer le mois. Un bac de 4 m, beaucoup moins facilement !

Les années suivantes. Ça baisse de niveau, forcément, puisque tout se décompose là-dedans. On rajoute des matières fraîches chaque année. À la troisième saison, c’est devenu un peu de la terre, ça ne bouge presque plus, et on rajoute beaucoup moins qu’au début. Mais du coup, ça commence aussi à être moins fertile. Il faut bien remettre a minima du compost chaque année.

Vous trouverez partout des chiffres très précis sur ce tassement, de 10 à 25 cm la première année selon les sites. Je n’ai pas mesuré chez moi, mais je confirme que ça descend beaucoup la première année, nettement moins ensuite, et dans un composteur, où on ne met quasiment que de l’organique, ça descend bien davantage.

Une remarque sur les grosses branches, qu’on voit recommandées à peu près partout pour la couche du fond. Elles prennent beaucoup de place au début et se tassent donc énormément en se décomposant, bien plus que du broyat. Si vous avez le choix, préférez le broyat : il descend moins, et il chauffe mieux. Et évitez les résineux (épicéa, pin) dans la couche du fond : ils ralentissent nettement la décomposition.

Donc, vous l’aurez compris, même si vous remplissez à fond, ça redescendra très très vite. Mais il y a une bonne nouvelle : quand ça commence à baisser, ce sera pile le moment de pailler ! Donc c’est parfait de ne pas avoir un bac rempli à bord, car sinon, avec le paillage et l’eau, ça déborde littéralement… (et on veut mouiller le bois le moins possible pas vrai !)

Le récapitulatif, avec les prix

Voilà tout ça résumé. Les prix ont été relevés en août 2026, et je les réviserai une fois par an. La colonne « € par m² cultivé », c’est simplement le prix divisé par la surface intérieure du bac : c’est le seul moyen de comparer des bacs de tailles différentes.

Type de bacPrix€ / m² cultivéDurée de viePour qui
Grand bac en bois fait maison
4 m × 1 m × 84 cm, pin classe 4
250 €63 €Le mien n’a pas beaucoup bougé après plusieurs saisonsCeux qui ont la place, un peu d’outillage, et de quoi le remplir
Le même en douglas classe 3381 € + ~50 € de saturateur108 €Bonne durabilité naturelle, mais pas prévu pour le contact permanent avec la terreCeux qui refusent le bois traité au contact du substrat
Le même en bois non traitépresque rien, + ~50 € de saturateur4 saisons chez moi. Il est mortPersonne. C’était juste un test !
Rehausse de palette
1,20 × 0,80 × 80 cm, 4 rehausses
40 €, gratuit en récup42 €Traité thermiquement, mais pas contre la pourriture : quelques saisonsSe lancer sans se ruiner, tester le système
Composteur détourné
400 L, 84 × 72 × 85 cm
40 € auprès du syndicat de collecte, 90 à 175 € en magasin66 €8 ans annoncés sur le mienLe meilleur ticket d’entrée, deux usages pour une seule place
Grande jardinière
90 cm × 50-60 cm de haut
variable10 ans je pense, c’est du plastique dur de qualitéTerrasse, balcon, ou les endroits où un vrai bac ne passe pas
Kit acier galvanisé
200 × 100 × 80 cm
77 à 85 €42 €Épaisseur de tôle presque jamais annoncéePetit budget, qualité de montage très variable
Acier corten
200 × 100 × 80 cm
509 € minimum255 €Très longue, sauf sur la face intérieure enterréeCeux qui ont le budget et trouvent l’aspect rouillé beau

La colonne qui compte, c’est la troisième. Ramené au mètre carré cultivé, tout se resserre entre 42 et 66 € : le bac fait maison, la rehausse de palette, le composteur et même le kit galvanisé se tiennent dans un mouchoir de poche. Un seul décroche, et il décroche de très loin : le corten, à 255 € le mètre carré, soit quatre fois le prix d’un bac que vous fabriquez vous-même.

Alors, qu’est-ce qu’on va mettre à la place du « bateau » ?

Vous l’aurez compris, la question, je me la pose pour de vrai en ce moment, puisqu’on démonte le bac en bois non traité cet automne.

Le corten, franchement, j’en ai envie. C’est stable, c’est censé durer une vie entière. Mais à quatre fois le prix du mètre carré, ce ne sera pas pour cette fois.

Le galvanisé en kit, on a déjà donné !

Donc je pense qu’on va repartir sur du pin classe 4, comme le bac de la terrasse. C’est le seul qui, après plusieurs saisons, n’a pas trop bougé. Ce n’est pas la conclusion la plus originale du monde, mais c’est ce que je constate chez moi après plusieurs saisons.

En revanche, on ne va pas le refaire à l’identique. Il y a deux ou trois choses qu’on va changer, et j’y reviendrai dans une vidéo et un article dédiés, parce qu’il y a vraiment des choses à dire !

Pour aller plus loin

Je vous mets quelques liens si vous voulez creuser le sujet : différences entre bois traité ou non, corrosion du métal etc. :

Et vous ?

Vous jardinez déjà en bac surélevé ou en carré potager, ou vous hésitez encore ? Lequel avez-vous choisi, et surtout : est-ce qu’il a tenu ? Si vous êtes passés par le bois non traité comme nous, ou si vous avez sauté le pas du métal, racontez-moi en commentaire. Chaque jardin est différent, et j’apprends toujours quelque chose de vos retours.


Envie de m’entendre le dire de vive voix ?

Je vous emmène voir tous ces bacs dans le jardin, celui qui va très bien comme celui qui est en train de rendre l’âme.

Et maintenant, qu’est-ce qu’on met dedans ?

Si vous vous demandez quoi cultiver dans votre bac, j’ai fait deux vidéos là-dessus : 10 légumes que je sème et plante au printemps et 10 légumes que je sème et plante en été.


En savoir plus sur L’aura du potager… à la maison

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